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Une visite chez Freelens Allemagne

Profitant de son séjour à Hambourg, et à l’initiative de Jean-Claude Meauxsoone, membre de notre Conseil d’Administration, ce dernier a pu rendre visite à FreeLens Allemagne. Il a été reçu pendant près de 3 heures par Lutz Fishmann directeur de cette association depuis sa création en 1995. Ces trois heures n’ont pas suffi pour passer en revue toutes les questions qu’auraient aimé poser des membres de l’UPP. Seul un tableau général a pu être dressé quitte à de nouveau se rencontrer pour approfondir certains points.  L’important étant de prendre contact et de se parler.

 

Hambourg est en Allemagne la ville de la presse, de l’édition et de l’imprimerie en général. C’est pour cela que FreeLens y a son siège tout près de GEO dont les bâtiments sont plus importants que Le Centre Georges Pompidou,  et Springer qui est presque aussi grand que l’Arc de Triomphe pour ne citer que les plus gros ! C’est colossal. Le tout en bordure de l’Elbe avec vue sur le port.

 

Crédit - Jean-Claude Meauxsoone 

 

FreeLens Allemagne est née en 1995 de la réunion de 128 photographes de presse. 

 

C’est la plus jeune des 3 associations professionnelles que j’ai repérées sur le Internet. En Allemagne une association doit obligatoirement avoir un directeur,  Lutz qui était photographe s’est proposé pour prendre ce poste. Il connait donc bien son sujet !

 

Ayant du mal à recruter suffisamment d’adhérents dans la presse pour faire vivre une association et son directeur salarié les photographes l’ont progressivement ouverte à tous ceux qui voulaient les rejoindre. Car, comme en France, il suffit d’aller aux impôts (à l'URSSAF)  demander un n° Siret et on est en règle. 

 

 

"Etre Auteur" .. est la seule condition pour adhérer à FreeLens. En fait tout semble plus simple, et il n’y a pas, a priori, toute cette tracasserie autour de la pige et surtout tous ces statuts que nous avons en France.  On est  salarié ou indépendant.

 

 

Avec la "crise", Lutz m’a bien confirmé que la photographie de presse professionnelle et  indépendante était mal en point, c’est aussi le revers de la médaille. Pas facile à reconnaître  pour un directeur d’association de journalistes qui est payé avec les cotisations.

 

 

FreeLens Allemagne délivre une carte de  presse (que vous pouvez aussi vous procurer si vous n’êtes pas membre FreeLens contre 70€) Il faut prouver travailler pour la presse, en être salarié ou avoir une lettre d’une rédaction si vous êtes "pigiste". Cette carte, me semble-t-il, a autant de valeur que la nôtre…

 

 

Car comme en France et de plus en plus, il faut avant tout être accrédité. Si j’ai bien compris il n’y a pas d’équivalent à la carte de presse officielle française car nous sommes dans un pays fédéral. Il n’y a pas de commission nationale de délivrance d’une carte et pas de syndicat spécifique. 

 

 

Aujourd’hui, il y a près de 2300 adhérents et la cotisation de 240 € payable en deux fois maximum par prélèvement automatique  ce qui évite bien des tracas de comptabilité. Il y a 2 ans j’avais rencontré la secrétaire de direction partie à la retraite. Ils ne semblent pas l’avoir remplacée.

 

Crédit - Jean-Claude Meauxsoone 

 

 

Il y a aujourd’hui 1 directeur, 2 jeunes salariées (voir photo ci-dessous) qui s’occupent du journal, de la carte professionnelle, de l’internet et de la réception. Quelqu’un vient en plus à mi-temps… Dans cette cotisation de 240 € pour les membres, 12 € vont à un juriste extérieur pour les "coups durs",  la plupart des questions juridiques quotidiennes, contrats, petits litiges et questions diverses étant traitées par Lutz personnellement. Il n’ont pas d’assurances risques divers inclus dans la cotisation ( ce que j’avais cru comprendre il y a 2 ans lors d’une première visite) mais des accords avec un assureur que beaucoup prennent individuellement pour les risques concernant le matériel.

 

 

Crédit- Jean-Claude Meauxsoone 

 

 

Dans ces 2300 adhérents 10% sont des étudiants qui payent 60 € par an pendant une durée maximum de 4 ans. La moyenne d’âge des adhérents est de 44 ans. Ils ne reçoivent pas de subventions de l’Etat fédéral ou des Landers.

 

 

Crédit- Jean-Claude Meauxsoone

 

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION

 

Ils sont 9 rééligibles tous les ans ( ce qui pose problème pour Lutz car de bonnes équipes peuvent partir trop vite ) avec des suppléants. Le Bureau comprend un Président , un Secrétaire Général et un Trésorier. Le CA se réunit tous les 2 mois dans une ville différente mais les 16 Landers ne sont pas tous représentés. Il serait intéressant de participer à un C.A. "pour voir".  Aucun filtre pour se présenter au C.A.. Je n’ai pas demandé s’il y avait beaucoup de candidats et quel était l’état d’esprit des adhérents.

 

 

ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE

 

Elle se déroule rapidement : une demi-journée chaque fois dans une ville différente. Pas de sponsors, pas de projections, pas d’invités. Ils ont tout laissé tomber. Budget: 25 000 € et un minimum de complications car presque tous les problèmes sont réglés durant l’année par le directeur. Cette année ils étaient 120, ce qui, soit dit en passant, n’est pas mieux proportionnellement que la participation de nos adhérents.

 

 

PAR CONTRE TOUS LES 2 ANS

 

Ils organisent en Juin pendant 4 jours à Hanovre un Festival Photo pour les jeunes journalistes avec 60 expositions, des lectures de porte-folios, des exposants, du multimédia. Des prix de 10 000 € et plus. Sponsorisé principalement par Panasonic avec 30.000 visiteurs qui payent 10 € l’entrée.  C’est la grosse manifestation qu’organise FreeLens.

 

 

ÉDITIONS

 

FreeLens édite un magazine de 48 pages, trimestriel à priori, dont le dernier numéro était consacré entièrement au livre photo numérique et à son environnement. Il semblerait que cette revus se cantonne aux aspects techniques de la photo.

 

 

BARÈMES

 

Ils utilisent un barème, j’avais pris celui de l’UPP, on a fait l’échange. J’avoue ne pas encore avoir tout comparé. Il fait 48 pages en A 5. On a parlé un peu de prix en général mais j’ai senti que Lutz ne voulait pas trop aborder le sujet cette fois-ci. Peut-être un autre jour. Il m’a seulement dit que les photographes ne descendaient pas en dessous de 20% du prix indiqué en ce qui concerne les barèmes. Quant au couple "prises de vues et cession de droits" j’ai le sentiment que c’est la même pagaille qu’en France. J’ai l’impression qu’il y a aussi pléthore de photographes !!!  Il m’a dit qu’il y avait 66 écoles photos  "officielles"  en Allemagne. Beaucoup trop selon ses dires.

 

LA POLITIQUE

 

Du fait que l’Allemagne est un pays fédéral, chaque Land a son Ministère de la Culture donc FreeLens n’est pas confrontée aux mêmes problèmes que l’UPP mais doit être probablement moins écoutée et consultée. Il n’y a pas de Ministère et de Ministre de la Culture en Allemagne, c’est peut-être pour cela que la création semble plus libre et débridée. J’ai posé la question"Google". Lutz m’a parlé du CEPIC et de l’action que FreeLens menait contre Google tout en ayant conscience de n’être que du poil à gratter face à ce géant du Net.

J’ai émis l’idée que nous pourrions joindre nos forces.

 

FREELENS ET L’EXTÉRIEUR

 

Par ses origines, Freelens, née en 1995 peut-être sur le modèle ANJRPC, était orientée Presse. Donc Lutz a des contacts depuis longtemps avec Jean-François Leroy et "descend"  chaque année une semaine à Perpignan. Nous avons fait le même constat: baisse de fréquentation…


Catégorie : Brèves / Informations | Date de publication : 06/07/2014


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