Photojournalistes : En pratique

retour au sommaire de cette page

Qu'est-ce qu'une cession de droits

 

Le photographe cède le droit de reproduction et/ou de représentation de l'image dont il est l'auteur, contre une rémunération.

Cette cession doit être obligatoirement formalisé par l'écrit, par exemple grâce à un Bordereau Contrat Presse.

Ce document, qui comporte une autorisation d'utilisation, doit prévoir une délimitation en ce qui concerne l'étendue de la cession : un magazine périodique, un site Internet... (Nombres d'exemplaires de la reproduction, nombres de connexions pour un site Internet...).

 

Dans les faits, il suffit d'indiquer :

  • le titre du support
  • la destination de la cession : presse écrite, affichage, Internet, produits dérivés... soit le mode de diffusion.
  • la durée de la cession : elle doit être limitée dans le temps. Par exemple, la durée de parution d'un magazine, ou de présentation sur un site Internet.
  • le lieu de la cession : la France, l'Europe...

 

Pour qu'une cession soit valable, il est impératif que l'ensemble de ces critères soient précisés et rémunérés en conséquence.

A chaque mode d'exploitation de l'image doit correspondre une rémunération :

Une cession = une autorisation + un paiement.

 

Lors d'une commande, le photographe s'engage obligatoirement à l'exclusivité pour la première parution.

Pour limiter l'exclusivité en cas de non parution, le contrat doit en stipuler précisément la durée.

En cas de dépassement de l'utilisation prévue initialement, il convient de réévaluer le montant de la pige.

 

Pour la presse, la jurisprudence confirme que le paiement de la pige salariale ne couvre que la première parution. Tout autre utilisation (Internet, repasse, vente à l'étranger ou à d'autres titres) doit faire l'objet d'une nouvelle autorisation et d'une nouvelle rémunération.

 

 

retour au sommaire de cette page

Sécurité des journalistes

 

Informations et recommandations

 

Informer à quel prix ?

 

Avant tout départ en reportage et dans l'élaboration même de votre sujet, vous devez vous poser un certain nombre de questions, afin d'évaluer et d'apprécier la valeur journalistique du reportage au regard des risques encourus et des frais engagés.

 

Ainsi, vous pouvez : rédiger un synopsis ou projet de reportage susceptible d'être soumis aux médias. Prendre conseil auprès de vos confrères, de contacts locaux, des O.N.G. ...etc.

 

Dans le cas d'une autoproduction, tenter de cerner au mieux et d'évaluer les possibilités de publication et d'amortissement.

 

Veillez surtout à ne pas vous laisser griser par l'encouragement d'un média, sans engagement formel de sa part.

 

 

Votre relation avec le média

  1. Commande : Faites-vous établir un bon de commande (que vous pouvez télécharger sur ce site). Assurez-vous que le média dispose bien d'une assurance spécifique qui vous couvre. Dans tous les cas, n'hésitez pas à vérifier que vous êtes assuré et faites-vous communiquer le numéro de téléphone d'assistance ainsi que les références du contrat souscrit.

     

  2. Garantie financière : Vous proposez un sujet et le média offre une participation financière, mais sans autre engagement, pour s'octroyer une éventuelle priorité de parution. Dans ce cas, vous n'êtes pas couvert par une assurance contractée par le média.

     

  3. Accréditation : Le média vous remet une lettre d'accréditation, pour entériner la commande ou pour faciliter vos démarches. Dans ce dernier cas, ceci ne constitue pas un engagement du média. Il vous appartient de souscrire vous-même une assurance.

     

  4. Aucun lien / Autoproduction : Le reportage est réalisé à vos risques et périls.

     

 

 

Votre préparation

  1. Lire "le Guide Pratique du journaliste de l'Unesco et R.S.F".

    Vous y trouverez les textes fondamentaux sur la liberté de la presse, les règles de protection individuelle et collective, les procédures de premiers soins à apporter aux blessés... Ce Guide est gratuit.

     

  2. Les stages : armée, secourisme :

    Plusieurs fois par ans, l'armée organise des stages d'une durée de cinq jours, pour moins de 70 euros, destinés aux journalistes qui se rendent en zone de conflit.

    Une assurance est obligatoire. La Croix-Rouge organise des stages de secourisme qui permettent l'obtention de l'AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours). D'une dizaine d'heures, le stage coûte de 50 à 60 euros. Contactez votre antenne locale.

    La Protection Civile délivre aussi l'AFPS.

     

  3. Le matériel de protection :

    Il est recommandé de se procurer un casque et un gilet pare-balles. Possibilité de prêt gracieux géré par R.S.F. (pour les conditions d'attribution, consultez leur site).

    Enfin veillez à porter sur vous en toute circonstance une carte indiquant votre identité, votre groupe sanguin, vos éventuels problèmes médicaux, les coordonnées des personnes à prévenir en cas d'urgence. Dans tous les cas, évitez de vous rendre seul dans une zone de conflit sans avoir informé une personne de votre lieu de destination et de l'heure de retour prévue.

     

 

 

Espace adhérents,
identifiez-vous :



mot de passe perdu ?

pas encore adhérent ?
logo SAIF
Media acces