Photojournalistes : Qui sommes-nous ?

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La commission Photojournaliste de l'UPP

 

Présentation

 

La commission Photojournaliste de l'UPP est constituée pour défendre et représenter les journalistes reporter photographe. Cette commission permet d'assurer la continuité des actions de l'ancienne association FreeLens, (Anjrpc) au sein de l'UPP.

C'est un pôle de réflexion qui cherche a valoriser l'identité des photojournalistes, leur démarche et la qualité de l'information dont ils sont les vecteurs. Elle entend avec eux défendre l'exercice de leur métier, le droit et la liberté d'informer, le statut social et le Code de la Propriété Intellectuelle garant de ses valeurs. Elle diffuse auprès des écoles professionnelles, des photojournalistes, des collectifs et des agences de presse, les informations sur la situation du photojournalisme et du droit social en France. Elle intervient auprès de plusieurs commissions, tables rondes, instances et négociations en cours, pour préserver les droits des photographes qu'elle représente - en concertation avec les partenaires sociaux et sociétés d'auteurs - et plus largement pour promouvoir le respect d'une information de qualité par l'image.

 

Quelles sont les missions de la commission ?

 

Défendre le droit a l'information : Avec l'UPP la commission intervient dans les médias, et auprès des autorités publiques, pour que soit respecté le droit d'ingérence de l'oeil, notamment face au problème des personnes photographiées.

Débattre de la pratique professionnelle des photojournalistes et de leur déontologie :elle assiste avec les services juridiques de l'UPP ses adhérents sur les problèmes juridiques (droits d'auteur, contrat de travail, contrat avec les agences, non respect de la signature, question du droit des personnes photographiées...).

Défendre les droits d'auteur des reporters photographes : les débats contradictoires entre éditeurs et auteurs, ainsi que les nouvelles exploitations sur les réseaux électroniques, exigeant une vigilance accrue.

Défendre le statut social des photojournalistes : elle dialogue avec les organismes de sécurité sociale (Agessa, Urssaf) pour le respect de la nécessaire protection des photojournalistes selon les conventions en vigueur.
Soutenir ses adhérents dans la gestion des conflits professionnels (non respect des contrats ou de la Convention Collective, rupture de collaboration...).

Elle entretient les contacts avec les syndicats de journalistes, l'ANI (Association Nationale des Iconographes), la Fédération Européenne des journalistes (FEJ), et les syndicats d'agences de presse et d'éditeurs.

 

L'UPP publie :

  • Des barèmes de cession de droits pour la reproduction des photographies dans la presse papier et sur Internet.
  • Des bordereaux contrats sous forme de pdf qui encadrent précisément les conditions de prets et de reproductions des oeuvres photographiques.

 

 

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Historique: de l'Anjrpc/ FreeLens à l'UPP

 

1962-1969 : les premiers pas

Au début des années soixante, les reporters photographes constituent une toute nouvelle catégorie de journalistes. Ils sont "assimilés journalistes". Une acception qui perdure encore aujourd'hui.

 

Fin 1961 à Grenoble, trois reporters photographes salariés permanents du Dauphiné Libéré et du Progrès de Lyon (Robert Bruyère, Aimé Mollard et Georges Richard) élaborent les bases de ce qui sera l'Association Nationale des Journalistes Reporters Photographes (ANJRP), fondée en 1962.
Soucieux de regrouper une catégorie très spécifique de journalistes, les Isérois rallient les photojournalistes du Sud-Est, puis ceux actifs au Sud d'une ligne imaginée par eux : "de La Rochelle à Evian".

 

Courant 1962, les fondateurs ont à coeur de convaincre leurs confrères parisiens de l'intérêt de cette association : "Il est décidé de la confection, par le système de l'imprimerie, d'une affichette qui sera distribuée à tous nos confrères Parisiens". De même : "...envoi de divers courriers à tous les directeurs de journaux, revues hebdo... envoi de courriers à divers membres du Gouvernement ... envoi de courrier à diverses personnalités Françaises et Etrangères".

Le Président de l'ANJRP, Georges Richard, salarié du Dauphiné Libéré, établit également une relation avec la direction nationale du SNJ (Syndicat National des Journalistes) afin de faire valoir les revendications spécifiques des reporters photographes. Parmi les préoccupations prioritaires de l'ANJRP figure le respect du droit d'auteur : "On demandera fermement l'application des lois - J.O. du 14 mars 1957 - sur la protection des droits d'auteur... nous demanderons la signature obligatoire des photos".

 

En 1965, l'ANJRP est solidement implantée (400 membres) et Robert Fogliani (reporter photographe à La République du Var) en devient le Président. Le Secrétaire Général et Président du bureau parisien est Hubert Henrotte (reporter photographe au Figaro). Cette même année, projet de création d'une Fédération des Journalistes de l'Image qui regrouperait l'Association des Journalistes Cameramen de TV, l'Association des Journalistes Cameramen d'Actualités Cinématographiques et l'ANJRP.

 

En 1968, Robert Doisneau succède à Robert Fogliani à la présidence de l'ANJRP. Parmi les membres actifs de l'association, on note alors les noms de Serge Gautier (L'Humanité), Jean Lattès (Gamma), Roger Pic (pigiste), Claude Azoulay (Paris-Match), Jean-Philippe Charbonnier (Réalités), Jean-Pierre Rey (pigiste), Raymond Depardon (Gamma), Jean Dieuzaide (pigiste), Marc Riboud (Magnum), Jean Pottier (pigiste), Jeanine Niepce (pigiste), Jacques Windenberger (pigiste).

Lors de l'assemblée générale de 1968, le Secrétaire Général Roger Pic indique dans son rapport d'activité : "le bureau parisien a représenté l'ANJRP pour tous les contacts inter-syndicaux, pour la représentation professionnelle vis a vis des pouvoirs publics, du Ministère de tutelle, de la Préfecture de Police, des organisations patronales... Des résultats positifs ont été obtenus et bien que trop peu de camarades aient participé A une action militante, le prestige de l'ANJRP n'a pas cessé de prendre de l'ampleur". Roger Pic sera, jusqu'à sa mort en décembre 2001, la grande figure de notre association. Il fédèrera quatre décennies durant le gotha du photojournalisme basé en France : Henri Cartier-Bresson et la totalité des membres de Magnum, Gisèle Freund, William Klein, Paul Almasy...

A l'occasion de l'assemblée générale du 15 décembre 1969, l'ANJRP décide de s'ouvrir plus largement aux journalistes de l'image et devient ANJRPC (Association Nationale des Journalistes Reporters Photographes et Cinéastes).

 

1969-2003 : de l'ANJRPC à l'Anjrpc-FreeLens

 

Tout au long de ces années, l'ANJRPC a contribué :

  • A l'obtention pour les photographes de presse d'un statut social conforme à leur activité (loi Cressard, et loi de 1993) dépendant de la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes.
  • Au respect du droit à la signature de tout auteur, tel que le précise le Code de la Propriété Intellectuelle.
  • A la redéfinition du droit des auteurs d'oeuvres photographiques dans la loi Lang de 1985.
  • A l'élaboration de barèmes indicatifs de cession de droit pour la reproduction des photographies
  • A la création de la SAIF (Société des Auteurs des arts visuels et de l'Image Fixe), pôle indispensable pour la gestion collective des droits d'auteur.

FreeLens France a tout d'abord été un mouvement spontané des jeunes photographes mobilisés pour faire face ? la multiplication de contrats illicites proposés à la profession par certains groupes de presse. Après avoir rédigé un "Manifeste" fondateur et organisé un débat au festival Visa pour l'Image, ce mouvement s'est transformé en association durant l'automne 2000, présidée par Lorenzo Virgili. Cependant, l'ampleur et la variété des problèmes rencontrés ont amené FreeLens France à élargir son action aux problématiques du droit à l'information, du statut du photographe dans la presse, et des conditions de travail et de protection des journalistes qui travaillent en zone de conflit et de tension. Par ailleurs, la restructuration des grandes agences photographiques, la concentration des titres de presse, les difficultés rencontrées pour faire respecter la loi qui protège les photojournalistes et les problèmes liés au droit à l'information, ont amené FreeLens France à multiplier ses actions en faveur des photographes.

Afin de fédérer les actions des deux associations, et de réunir leurs adhérents, l'ANJRPC et FreeLens France ont fusionné afin de constituer un pôle unique des photographes d'information sous le nom d'Anjrpc-FreeLens. De nouveaux statuts sont adoptés le 15 septembre 2003.

Ces dernières années, l'association a été présidée successivement par Patrick Bard et Lorenzo Virgili, et par Wilfrid Estève.

 

2008 : l'Anjrpc-FreeLens devient FreeLens

Le 5 mars 2008, l'Anjrpc-FreeLens a pris le nom de FreeLens, à l'occasion d’une assemblée générale extraordinaire. De nouveaux statuts ont également été adoptés, qui prévoient que "l'association a pour but d'établir et de faire prévaloir une éthique et une déontologie de la photographie d'information" à travers la défense de la liberté d'informer, des actions pédagogiques et de sensibilisation... Mais aussi " la défense de l’identité sociale et culturelle, ainsi que des droits matériels et moraux des professionnels de l’information et de l’image ". FreeLens entend réaffirmer la place du photojournalisme dans notre démocratie.

 

2010 : FreeLens et l'UPC fusionnent pour devenir l'UPP.

Toujours dans le même soucis de concentrer nos forces pour agir avec plus d’efficacité les deux principales associations de photographes ont décidé de se rassembler.

Lors des assemblées générales de l’UPC (le 30janvier 2010) et de FreeLens (le 5 mars 2010) les deux associations fusionnent pour former : l 'UPP - l'Union des photographes professionnels.

 

 

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